Objectif sport

Analyses et billets d'humeur de passionnés du sport

30 août 2011

Nasri in the City

(le titre n'est pas de moi, mais emprunté au service sport de Canal...)

De vous à moi, on pourrait bien m'accuser ce matin de partager une pensée acide et gratuite au sujet d'un joueur, ancien minot promis à la vie de star depuis ses 16 ans.

L'anti-Ozil

Samir Nasri est assez puant. Le néo-Citizen a bien le droit de rêver de trophées et de quitter un Arsenal en totale perdition (le navire reposait au fond de la Tamise bien avant la défaite 8-2 à Old Trafford), c'est la règle chez les sportifs doués et ambitieux. Mais son comportement dégoulinant d'assurance et de certitude est le modèle exact de ce que j'exècre le plus intensément.

381000_207118_jpg_249846_434x276

Tout passionné a en tête l'épisode du bus rapporté par William Gallas - pas celui de Knysna, l'autre, survenu au moment où le Marseillais venait d'être appelé chez les Bleus. Tandis que la tradition sportive comme le bon sens exigent que les jeunes respectent les anciens, Nasri regardait déjà les autres de haut, titrés ou non. Thierry Henry en avait fait les frais. On suspectait déjà, alors, son attitude capricieuse et princière.

Cette fois, c'est Laurent Blanc qui se fait gentiment gifler dans France Football. Sa majesté Nasri a peu goûté les critiques du sélectionneur qui le veut plus présent et plus performant sous la tunique bleue et il le fait savoir. En réaction, elle lui adresse une leçon de savoir-vivre en regrettant publiquement que Lolo ne lui dise pas les choses "entre quat'zyeux"...

Assurément, le gamin a grandi. C'est maintenant un homme que la perspective d'un bras de fer ou d'un concours de longueur de zizis n'effraie plus. Il n'a donc plus l'excuse de l'âge de celui à qui on dit, depuis le berceau, qu'il tutoiera le ciel. Perché sur sa monture imaginaire, il se défend tout en finesse contre celui qui salit sa cape blanche. La chose, pourtant, est relativement simple : a-t-il réussi ne serait-ce qu'un bon quart d'heure en équipe de France ? Non. Le talent ne l'a pas quitté, au contraire. Mais, de mon point de vue, lorsqu'on se fait d'abord remarquer par son attitude méprisable d'enfant pourri-gâté, c'est un mauvais signe. Jurons qu'il soit bien incapable d'en prendre conscience.

Posté par charlesnda à 09:42 - Football - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

Commentaires

    tout à fait d'accord avec toi, mais je pense que sa vanité l'empêche de réfléchir...donc il ne guérira jamais......

    Posté par momo, 01 septembre 2011 à 23:46

Poster un commentaire