Objectif sport

Analyses et billets d'humeur de passionnés du sport

15 août 2011

L'école de la vie

Par certains côtés, le football est l'école de la vie.

Celui qui a inventé l'eau chaude

L'expression est assurément banale et il ne m'a pas fallu solliciter longtemps ma matière grise pour produire un tel truisme. Mais ce n'est pas parce qu'on peut tout aussi bien l'appliquer au poker ou à l'expérience associative, par exemple, qu'elle n'est plus vraie. Parce qu'il est un lieu de relations et de diversité, le football donne à vivre, à réagir, à aimer, à détester.

Vous le croirez ou non, ce n'est pas spécialement le poids des années qui se ferait douloureusement sentir et m'inviterait à un quart d'heure de philosophie, mais le hasard qui me fait penser à ça. Ce matin, coup sur coup, deux nouvelles fort contrastées.

D'abord le geste d'Ozil. Celui que je considère comme l'un des tout meilleurs joueurs du monde a tout, et a tout compris. Pas simple de rester humble dans l'équipe des Galactiques, mais le meneur de jeu allemand a trouvé la clé : refuser de se croire déjà au sommet et prouver chaque jour, sur le terrain, sa valeur sans chercher à écraser l'autre pour trouver sa place, pas besoin de trop en faire. Hier soir, le coup d'envoi de la saison espagnole a été donnée avec la Supercoupe entre les deux ogres de la Liga. Ozil a ouvert le score sur un service en or de Benzema. A peine le ballon entré dans les buts barcelonais, il a stoppé sa course et s'est tourné vers le Français pour le congratuler. S'oublier. Un réflexe bizarre dans ce monde ultra-testostéroné.

En face, nous avons Modibo Maïga. Pour la plupart des lecteurs de ce blog, ce nom ne dira sûrement rien et, à la vérité, il ne me dit pas grand chose à moi non plus. Le joueur compte parmi ceux qui traverseront ce sport sans laisser la moindre trace. C'est un loup, un mercenaire obnubilé par le nombre de zéros alignés sur le bulletin de paie. On apprend ce matin que, pour un prétexte à chiffres, il part au clash avec son club après une seule (bonne) saison dans le Doubs. On explique que la carrière du sportif est courte et que son origine sociale, parfois difficile, peut justifier ses envies de lucre et d'ailleurs. Peut-être. Il est vrai, aussi, que la reconnaissance ou le respect ne s'achètent pas. C'est bien dommage.

Posté par charlesnda à 10:27 - Football - Commentaires [0] - Permalien [#]
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