Objectif sport

Analyses et billets d'humeur de passionnés du sport

02 août 2011

Paris brûle-t-il ?

J'oscille. C'est insupportable, mais j'oscille, je ne cesse d'osciller. Le PSG new look me donne à penser, mais je ne saurais fixer ma pensée. Un matin, j'éprouve curiosité et enthousiasme ; l'après-midi, tout s'évanouit et c'est le doute qui prend le relais.

Ces jours-ci, on compare beaucoup le club de la capitale avec l'autre Manchester, construit de toutes pièces à partir de valises arabes. En dépit de certains points communs, je ne crois pas la comparaison juste, sauf à imaginer que Matuidi, Ménez ou Pastore sont les nouveaux Viera, Silva ou Tevez...

Javier Pastore... Attendu comme le Messi, le jeune Argentin tarde à parapher son contrat, comme a tardé à le faire le nouveau manager général, Leonardo - et c'est peut-être pour cela que sa venue ne fait pas l'ombre d'un doute. Qu'en attendre exactement ? A première vue, difficile à dire : lorsqu'on ne porte pas les couleurs de Milan, de Turin ou de Rome, on passe hors des projecteurs braqués, depuis la France, sur le Calcio. "On" dit que Chelsea le voulait ? Oh, la belle caution... Les Blues d'Abramovich n'en seraient pas à leur première erreur de casting : si Zhirkov est davantage la victime du coaching et de la concurrence gauchère, Matic ou Rajkovic, pourtant présentés comme des joyaux (le premier a été acheté 15 millions de livres, soit près de 20 millions d'euros), servent de monnaie d'échange pour de plus gros deals ou songent à quitter les bords de la Tamise (le second, défenseur, pourrait rejoindre VA et, jeu de chaises musicales oblige, remplacer Bisevac, parti à Paris). Drôles de pépites, non ?

Papiers, s'iou plaît ?

Javier Pastore, connais pas. Mais le simple fait de lire que les nouveaux propriétaires parisiens sont prêts à racheter le contrat du joueur de Palerme 42 millions d'euros (bonus compris) me pose question. N'est-ce pas excessif pour un jeune joueur qui n'a jamais évolué dans l'élite du football mondial ? Pour sortir de mon état de "grogonneté" légendaire, j'ai pris mes renseignements. Voici, en somme, ce qui vaut 42 millions dans le football moderne :

Impressionnés ? Oui, par la bande son. Tentons de nous convaincre que le plus beau reste à venir, car le chevelu joueur est à l'aise techniquement.

Douche(z) froide pour Nicolas

Quant au pire, il dort déjà sous le tapis rouge des loges présidentielles. Car personne n'a songé aux conséquences d'un échec, d'une mise en route poussive. Or, à Paris plus qu'ailleurs, la crise couve en permanence. Il suffit souvent d'un grain de sable dans la machine PSG, d'une tension dans les vestiaires, d'une étincelle pour que la maison brûle. D'un rien, d'un malentendu, d'un joueur déçu. Comme Nicolas Douchez, finalement pris à contre-pied sitôt arrivé : la place de n°1 lui est promise et - abracadabra - elle devrait logiquement revenir au gardien international italien Sirigu, fraîchement débarqué à Saint-Germain-en-Laye. Kombouaré a parlé de "saine concurrence" pour apaiser la tension, mais en donnant la prime au meilleur des deux, il souffle sur la braise. Espérons qu'il ne s'agit que de vieux fantômes pour Paris, mais il y a de quoi se demander si, avec un tel cocktail, les Qataris ne jouent pas dangereusement avec le feu...

Posté par charlesnda à 18:06 - Football - Commentaires [1] - Permalien [#]
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Commentaires

    42 millions pour un transfert de joueur, c'est excessif tout court, quelque soit le joueur...

    Ok, c'est un peu facile de dire ça, mais tout de même, on pourrait améliorer pas mal de choses dans le monde avec 42 millions d'euros.

    Posté par marie.cotcot, 04 août 2011 à 12:01

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