Objectif sport

Analyses et billets d'humeur de passionnés du sport

17 février 2011

Londres d'un doute

Pour débuter je vais me faire un brin râleur.
Oui, ça m'émeut un peu, ce découpage en deux façon black & dekker de la Coupe d'europe (la vraie, pas celle des redoublants de l'UEFA).
Après, tout rentre dans l'ordre, mais ce découplage des 8e me chiffonne un peu : une si belle confiture mériterait de rester sur la même tartine.

Bon, la Roma est morte, façon louve aplatie par un hummer soviétique. Rien de nouveau, le club se morfond faute de projet collectif. Les Sensi qui possèdent le club veulent refourguer la bande à Totti au plus offrant, qatari ou ouzbek, on verra bien.
En face, les ukrano-brésiliens confirment qu'ils sont joueurs, avec un collectif délectable, du genre du grand Galatasaray de... Lucescu, sacré entraineur. Avec un acteur sur la pelouse que j'aime beaucoup, le maestro Srna, général croate qui en effet cerne bien son sujet, et un Jadson riquelmesque, le côté bourricot en moins.

Sinon, Londres a frappé fort en apparence, au détriment du Milan et du Barça.
Mais si les frères ennemis anglais ont réussi leurs coups, quelque chose me dit qu'Arsenal va prendre du vent dans les voiles au Camp Nou, ni plus ni moins que l'année passée. La faute à une absence de puissance athlétique véritable, n'est pas Chelsea qui veut. Et dans l'immensité du pré catalan, un plat peu digeste devrait les attendre, servi chaud par la bande à Léo.
Outre les futurs déboires des Wenger boyz, je voulais aussi déplorer le triomphalisme ambiant nimbant les pas de Gareth Bale et des Spurs. Je n'ai rien contre Redknapp, Courbis anglais fort habile.
Je crains juste que les noirs et rouges ne sortent un gros retour comme seuls nos amis transalpins savent le faire. A moins qu'Ibra soit définitivement un chat noir en coupe d'europe, ce qui d'un point de vue statistique se tient, pour ne pas dire que ça s'peut.

Enfin, comme beaucoup j'ai toujours trouvé Raul d'une distinction folle, mais la classe espagnole est côté Valence. Si Schalke a pu faire illusion à Mestalla, je crains que le retour à Gelsenkirchen ne soit qu'une longue épreuve pour les allemands, face à des joueurs ibères forts et qui restent dans le rythme endiablé du Barça et du Real. Un club irradié de soeil où peut éclore un sochalien rouquin ne peut être tout à fait mauvais.

La semaine prochaine, le foot hexagonal passe au "révélateur" de la ligue des champions.
Sortez vos cirés et vos boules quiès, le veau français se fait souvent hurlant et sanguinolant à l'heure de l'équarrissage continental.

Les titres auxquels vous avez échappé : "les Spurs fait vivre", " Spurs : toute une âme !",  "In Archavine veritas", "Nasri, Messi pleure" "Donetsk, Where the skies is blue, Donetsk, this is what we're gonna do"

Posté par RamonDiaz à 01:30 - Football - Commentaires [6] - Permalien [#]

Commentaires

  • Match retour...

    Je ne suis pas d'accord sur le match retour...
    L'année dernière, le Barça était qualifié en entrant sur la pelouse. Dans cette situation, il est évidemment bien plus facile de faire tourner le ballon en faisant 700 passes et en attendant que l'adversaire se fatigue et se découvre.
    Dans le cas présent, c'est Arsenal qui va attendre que le Barça se découvre. Et là, ils peuvent toujours jouer à faire des passes, cela ne suffira pas.
    A Barcelone de montrer qu'ils ne sont pas que champion du monde de "toro", mais bien la grande équipe qu'on attend à ce niveau là...

    Posté par jchemli, 17 février 2011 à 11:11
  • Barcenal

    Je suis, pour ma part, assez d'accord concernant le "pronostic" du match retour des Londoniens découvrant la Catalogne. Je n'ai vu que la dernière demi-heure du match, la faute à un baby-sitting tardif. Mais, ce que j'ai vu m'a fait un peu peur : il n'y avait plus vraiment de différence entre Arsenal et Santander, ou Saragosse, ou Getafe. Le ballon ne faisait pas que passer des pieds de Xavi à ceux de Messi, pour un aller-retour sans intérêt. La passe à dix ridiculisait les babys d'Arsène, qui ont passé leur temps à courir après un ballon huilé. Et, à chaque fois, les filets tremblaient de peur à défaut de trembler tout court.
    Je crains fort que leur victoire ne soit Just an illusion... et que, sur les bords de la Méditerranée, ils repartent avec une ou deux valises supplémentaires...

    Posté par Charles, 17 février 2011 à 21:58
  • Quart de match...

    La dernière demi-heure n'était pas représentative de l'ensemble du match. Le premier quart-d'heure a été une démonstration de pressing et de jeux collectif d'Arsenal, avant que cela ne s'équilibre et que le Barça ne marque. Ensuite, ils ont joué comme ils savent très bien le faire et ont fait courir les Londoniens.
    C'est pour ça que je pense que le match retour sera complétement différent de celui de l'année dernière, car, c'est Arsenal qui va jouer en contre, et l'arrière garde de Barcelone (privé de Piqué)risque de beaucoup souffrir sur les côtés...
    Mon très chère camarade, nous ne sommes pas d'accord.
    Une fois n'est pas coutume...

    Posté par jchemli, 18 février 2011 à 10:28
  • bravo

    super blog bonne continuation

    Posté par bbkdsport, 18 février 2011 à 17:22
  • Hum quand même

    Jérôme
    j'avoue en avoir mis une petite couche, je suis assez d'accord avec troi pour dire la situation diffère de l'année dernière.
    Cependant, Arsenal ne va patienter tout le match, d'une part parce que cette équipe ne sait pas le faire et d'autre part parce qu'un seul but suffit à l'éjecter.
    D'où un impératif de marquer, et l'obligation de sortir de ses bases.
    Cesc risque de se sentir bien esseulé au large sur le pré(http://www.deezer.com/listen-810080)

    Posté par ramon, 18 février 2011 à 20:04
  • bravo n°2

    Oui super blog !

    Auteurs de ce blog SVP, vous devriez remplacer les présentateurs de "l'affiche du jour, parions sport" sur TF1, ils m'énervent, surtout la pouffiasse qui s'y connait pas du tout en sport !

    Posté par jojo, 19 février 2011 à 13:13

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